Conseils aux aidants

Vous aidez à son domicile une personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’un syndrome apparenté. Dans la vie quotidienne vous avez à faire face à un certain nombre de difficultés. Cette rubrique est au service des aidants familiaux et leur apporte des conseils aux aspects pratiques et techniques. Il a été réalisé à partir de situations concrètes par le Docteur Laurence Hugonot-Diener, gériatre réfèrent d’ISATIS, en lien avec les professionnels des accueils de jour d’ISATIS et de l’association AREPA.

  • COMMENT L’AIDER POUR LES TRANSFERTS ?

    COMMENT AIDER VOTRE PROCHE POUR LES TRANSFERTS?

    Certaines personnes ayant une maladie neurodégénérative, tombent. La chute accidentelle se définit comme le fait de tomber au sol de manière inopinée non contrôlée par la volonté. Les causes et les conséquences de ces chutes peuvent être graves et si votre proche tombe, parlez-en à votre médecin généraliste. Les chutes sont un risque de blessure et surtout de fracture du col du fémur. Mais ça n’est pas toujours le cas. Cependant s’il est tombé une fois, il peut retomber.

    En cas de chute comment lui apprendre à se relever seul ?

    Il faut pouvoir, avec l’aide d’un kinésithérapeute (si besoin), lui apprendre à se relever seul quand il tombe. Surtout s’il habite seul.

    Tout le monde peut tomber, mais rester au sol peut être angoissant et dangereux. Et s’il n’y a pas de douleur il faut se remettre debout et apprendre à le faire.

    Les étapes sont :

    • Dans le cas où la personne tombe sur le dos ; il lui faut plier un genou sur la poitrine, basculer sur le côté de la jambe allongée pour qu’elle puisse se retourner sur le ventre.

    • Dans le cas où elle tombe sur le ventre, elle reste sur le ventre.

    • Se mettre à plat ventre, en fixant le sol. Se redresser sur les coudes et ramener les genoux fléchis pour se mettre à quatre pattes.

    • Avancer à 4 pattes jusqu’à une chaise ou tout autre appui stable.

    • Se relever

    • Se hisser sur les jambes en s’appuyant sur une chaise - en relevant la tête.

    • Debout, rester appuyé le temps de bien retrouver son équilibre.

    • LE RELEVER DU SOL À DEUX, QUAND LA PERSONNE N’ARRIVE PAS À SE RELEVER SEULE.

      Si on est deux à pouvoir aider une personne tombée c’est cette technique qu’il faut choisir, s’il ne peut pas se relever seul comme montré.

      En cas de chute, il faut d’abord vérifier si rien n’est cassé et s’il n’y a pas de blessures. Si la personne a une douleur ou si vous avez un doute, en attendant d’aller chercher quelqu’un pour la lever, il faut installer « la position latérale de sécurité » cela doit devenir un réflexe.

      Si tout va bien il faut relever la personne comme cela vous est montré dans le film.

      COMMENT L’AIDER À PASSER D’UN FAUTEUIL ROULANT À UN FAUTEUIL FIXE OU L’INVERSE

      La technique utilisée dans le film par cette psychomotricienne pour l’aide au lever est toujours la même.

      • Positionner d’abord la jambe droite fléchie entre les jambes de la personne qu’on aide, pour avoir un axe de rotation fixe puis positionner ses mains

      • Si vous voulez que la personne aidée se penche en avant, mettre une main sous le bras et l’autre derrière la nuque.

      • Faire Quelques pas en marche face à face.

      • Puis un pivotement pour permettre à la personne de s’asseoir dans son fauteuil roulant.

      Ne pas oublier : Notez bien lors des transferts debout assis la position fléchie des jambes de l’aidant.

      Il faut toujours lever les repose-pieds, et mettre les freins du fauteuil roulant. Toujours communiquer comme tous ces soignants le font en permanence .Donner les consignes et indications, expliquer ses gestes même si la personne ne dit rien et ne répond pas.

      REDRESSEMENT SUR UNE CHAISE PAR UNE SEULE PERSONNE

      C’est un geste simple qui est facile à faire avec un peu d’entrainement et sur les conseils de votre kinésithérapeute. Vous passez derrière la personne affaissée sur sa chaise et vous la saisissez à deux bras sous les épaules comme démontré.

      LE RELEVER DU LIT PAR ROTATION

      Quand vous êtes seul à aider votre proche pour le lever du lit, il faut apprendre à le faire pivoter comme montré, en l’asseyant dans un premier temps au bord du lit par pivotement.

      LA MARCHE FACE À FACE

      D’une façon générale avant un transfert il faut :

      • Vérifier les chaussures de la personne avant le lever

      • L’équiper d’une canne ou d’un déambulateur si nécessaire

      • La faire regarder devant elle, en lui expliquant où elle va prévoir des pauses.

      Il faut apprendre comment l’accompagner en marchant face à face s’il a besoin d’être sécurisé ; côte à côte avec une sécurisation à deux mains ou à une main est aussi une solution. Il ne faut pas le tirer par la main, comme c’est trop souvent fait.

      Comment utiliser un fauteuil roulant, un déambulateur……Cela s’apprend avec votre kinésithérapeute. La prévention des chutes passe par apprendre aux personnes qui tombent comment se relever et par l’apprentissage des bons gestes pour se relever seul.

      Cette aide à la marche en face à face est l’aide la plus sécurisante pour la personne aidée et l’amène à avoir une bonne tenue de l’axe du corps; mais elle demande un petit entraînement de la part de celui qui la pratique. Il faut de plus, que le chemin soit bien dégagé.

      LA MARCHE CÔTE À CÔTE AVEC UN APPUI

      Cette aide à la marche est beaucoup moins sécurisante et demande plus d’effort à la personne aidée, elle est à choisir pour les personnes valides sur le plan locomoteur qui ont simplement besoin d’un bras pour s’orienter ou pour se réassurer.

      Le seul appui : le bras gauche de l’aidant passe dessous le bras droit de la personne aidée et les deux mains se tiennent.

      LA MARCHE CÔTE À CÔTE AVEC DEUX APPUIS

      Cette aide à la marche est aussi très sécurisante pour la personne aidée, et elle est plus facile pour

      celui qui la pratique.

      Les deux appuis sont :

      L’aidant passe son bras sous le bras la personne et lui tient la main. Avec sa main libre, l’aidant tient la 2ème main de la personne. Il s’agit ici de veiller à ce que les bras de la personne ne se croisent pas.

  • COMMENT VEILLER A UNE BONNE NUTRITION ?

    Souvent, on remarque que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou syndromes apparentés, ont des difficultés à manger. Elles présentent fréquemment une altération du statut nutritionnel.
    Pour favoriser l’appétit il faut savoir transformer les repas en moments festifs. Si malgré tout, votre proche a du mal à manger, il faut l’inciter à manger tout au long du repas.

    La maladie d’Alzheimer, maladie dégénérative cérébrale, est à l’origine d’une perte progressive des fonctions cognitives (mémoire, raisonnement et comportement).
    Les troubles du comportement alimentaire apparaissent très tôt, varient avec la maladie et augmentent tout au long de son évolution. Au début de la maladie, les troubles du comportement alimentaire sont plutôt défensifs. Avec l’évolution de la maladie s’installe progressivement la difficulté à reconnaître les aliments puis l’incapacité à s’alimenter seul. La personne devient alors entièrement dépendant de l’aidant principal. Le but à atteindre est de prendre en charge cette personne, de manière adaptée en fonction des paliers d’évolution. Un bon état nutritionnel, mais aussi le fait de solliciter et de stimuler la personne atteinte de maladie d’Alzheimer (parole, geste, regard), l’aide à maintenir ses facultés cognitives le plus longtemps possible.

    La prise en charge alimentaire doit être précoce, efficace et être adaptée sans cesse en fonction des troubles. Une alimentation peu adaptée (quantité/qualité) va accélérer l’évolution de la maladie. La surveillance du poids du sujet malade et de l’aidant doit être régulière, et sera notée sur un calendrier.

    SON MÉDECIN VA SURVEILLER SON POIDS TOUS LES MOIS :

    Pour le patient, toute perte de poids (> 2 kilos) traduit un risque de dénutrition. Pour l’aidant, une perte de poids met en évidence une limite de tolérance dans la prise en charge du malade. Autour de la famille doit être mis en place un réseau d’aides à domicile faisant intervenir les services de soins, les services sociaux, etc., afin d’apporter un soutien et une aide au-delà des soins eux-mêmes, pour effectuer des tâches ménagères, les courses, les repas, etc.

    Un environnement psychoaffectif favorable facilite la prise en charge alimentaire et retarde ainsi l’évolution de la maladie.

    Afin d’apporter les réponses adaptées, l'état nutritionnel doit être évalué régulièrement par une pesée mensuelle faite par son médecin généraliste.

    QUELLES CLASSES D’ALIMENTS SONT À CHOISIR?

    Souvent on remarque que des personnes, ayant une MA ou trouble apparenté, oublient de manger ou ont des troubles de mastication. En tant qu’aidant il faut privilégier les aliments à base de protéines (tout ce qui est viande, poisson, laitages,…)

    Pourquoi les protéines ? Parce qu’avec l’âge, elles ont plus de mal à se fixer. La fonte musculaire peut alors être due à un manque de protéines ingérées. Le fait d’avoir une activité physique minimale complète l’action des protéines et permet aux personnes de conserver leur masse musculaire.

    Après 60 ans, les besoins en protéines sont de 1 g/kg/j même si on est en bonne santé et surtout si on reste actif physiquement, alors qu’ils sont de 0,7-0,8 g/kg/j auparavant

    EN CAS DE PRISE DE POIDS

    Normalement le médecin traitant a un suivi régulier de son patient et dans ce cadre, il le pèse une fois par mois.

    S’il se rend compte qu’il a grossi, il faut peut-être corriger quelques erreurs : faire trois repas/jour équilibrés, éviter le grignotage, l’inciter à consommer plus de fruits et de légumes, éviter tout ce qui est sucré. Mais il ne faut pas conseiller de restriction alimentaire. Car le fait de perdre du poids pour un sujet âgé peut entrainer une fonte musculaire, ce qui peut en fait avoir des conséquences plus néfastes que le fait de prendre quelques kilos.

    LUTTER CONTRE LA DÉSHYDRATATION

    Avec l’âge, la sensation de soif disparaît. Comment y pallier ?

    On sait qu’il faut boire 1,5 litre d’eau/jour, par petites quantités, de l’eau gazeuse, des sirops des soupes, des tisanes, des jus de fruits. Si votre parent aime le café pourquoi ne pas proposer du décaféiné. Toute solution alternative est bonne à prendre pour bien l’hydrater.

    Face aux fortes chaleurs et lors d’une canicule, pensez à inciter votre parent à boire plus, pas forcément en grande quantité mais par gorgées fréquentes. Pensez à lui dire de s’humidifier le visage…… Pensez aussi à ces conseils lorsque votre parent a de la fièvre ou des diarrhées tout état pouvant conduire à une déshydratation.

    QUE FAIRE FACE AUX « FAUSSES ROUTES » ?

    Il faut mixer les aliments pour éviter les fausses routes.
    S’il en fait, - apprendre la manœuvre d’Heimlich

    • S’il a fait une « fausse route » et s’il tousse il faut le laisser tousser.

    • S’il ne respire plus car un aliment obstrue la trachée, il faut commencer par des tapes vigoureuses dans le dos puis, si cela ne marche pas, faire la manœuvre d’Heimlich.

    • Vous pouvez prendre conseil auprès de votre orthophoniste ou votre médecin traitant pour des conseils de base si les « fausses routes » sont fréquentes. Par exemple : donner de l’eau gélifiée à la petite cuillère (faire chauffer une feuille de gélatine, laissez refroidir jusqu’à ce que, l’eau se gélifie).
      Il faut mixer les aliments (un par un, ne pas tout mélanger, pour garder le goût).
      Et en cas de fausses routes savoir faire les tapes dans le dos puis la manœuvre d’Heimlich si besoin.

    - COMMENT RECONNAÎTRE UNE PERSONNE QUI S'ÉTOUFFE ?

    En avalant de travers, la victime s'étouffe. Elle cherche de l'air, ne peut plus parler, ne peut plus respirer, ne tousse pas.

    - QUE FAIRE ?

    • Il faut au plus vite donner 5 claques dans le dos avec le plat de la main ouverte.

    • Si les signes de l'étouffement persistent, pratiquer la manœuvre d’Heimlich

    - En cas d'échec, recommencer les 5 claques dans le dos puis la manœuvre d’Heimlich. En l'absence d'efficacité, la personne va arrêter sa respiration, il faudra alors lui faire un bouche-à-bouche et appeler au plus vite les secours en composant le 15.

    - COMMENT FAIRE ?

    5 claques dans le dos
    Sur une victime debout ou assise, placez-vous derrière elle, penche-là en avant en soutenant son thorax avec une main bien à plat, et donnez 5 claques vigoureuses dans le dos, entre les deux omoplates avec l'autre main.

    Pourquoi effectuer des claques dans le dos chez une victime qui étouffe?

    Les claques dans le dos provoquent un mouvement de toux et peuvent débloquer le corps étranger qui obstrue.

    EN CAS D'INEFFICACITÉ DES CLAQUES DANS LE DOS, EFFECTUER LA MANŒUVRE D’HEIMLICH:

    • passer vos bras sous ceux de la victime,

    • mettre un poing au-dessus du nombril, dans le creux épigastrique, sous le sternum, l'autre main par-dessus votre poing,

    • enfoncer le poing d'un coup sec vers vous et vers le haut.

    • Répéter jusqu'à cinq fois cette technique.

    Pourquoi pratiquer la manœuvre d’Heimlich chez une victime qui étouffe?

    En appuyant dans le creux épigastrique vous augmentez la pression dans les poumons et vous permettez l'expulsion vers le haut du corps étranger qui était coincé dans les voies respiratoires

  • Comment l’aider à faire sa toilette ?

    « Nous allons vous montrer ici, comment aider votre proche pour sa toilette sans devenir pour autant un professionnel. C’est un aide soignant qui fait ici l’aide à la toilette.
    Il faut savoir vous faire aider assez tôt et toujours le laisser faire tout ce qu’il peut encore faire, en cas de difficulté demandez à votre médecin une ordonnance pour des soins à domicile (SSIAD) ou une aide à la toilette par une infirmière.

    Préparation

    vous devez préparer tout le matériel nécessaire à sa toilette, en lui expliquant toujours ce que vous faites et en lui précisant bien qu’il doit encore faire tout ce qu’il peut, même s’il n’en a pas envie.

    Par exemple deux gants, deux serviettes (une pour le haut et une pour le bas) et un savon liquide.

    Se laver au lavabo :

    Une personne attient de maladie d’alzheimer peut dans la majorité des cas se laver très longtemps seul au lavabo, si c’était un automatisme avant.

    Parfois, même au lavabo, il nécessite une stimulation/surveillance, comme ici. Il faut quand il ne peut plus se doucher seul de façon sécurisée, demander à son médecin une ordonnance pour une aide à la douche 3 fois par semaine ou tous les jours selon son habitude. C’est alors une aide-soignante ou une infirmière qui viendra l’aider.

    Aide à la douche :

    Il est important pour que la personne se douche seule, ou avec une simple surveillance, d’avoir une douche adaptée ou à défaut une baignoire avec une planche adaptée pour s’asseoir.

    Vous voyez que même lors d’une douche aidée par un professionnel, celui-ci ne fait pas les gestes encore possibles à la place du patient mais le stimule et l’aide pas à pas.

    Habillage/déshabillage

    Au début de sa maladie, le sujet peut encore choisir ses habits et les mettre seuls.
    Quand il ne sait plus choisir, il faut alors le faire avec lui et éventuellement, les mettre dans l’ordre où ils doivent être mis.

    Il faut terminer la toilette en le mettant dans son lieu de vie habituel, comme ici dans le fauteuil.

  • Comment réagir aux troubles du comportement ?

    COMMENT RÉAGIR A CERTAINS TROUBLES DU COMPORTEMENT ?

    A un moment ou à un autre, votre proche atteint de MA ou syndrome apparenté peut présenter des troubles du comportement. C’est probablement ce qui est le plus difficile à supporter pour les proches.
    Un patient peut présenter plusieurs troubles du comportement, des signes productifs ou négatifs (tableau ci-joint)

    Les plus dérangeants sont les troubles dits psychotiques. Conséquences de la maladie, ce sont des délires ou des hallucinations pouvant entrainer parfois une agitation et une agressivité.
    Un traitement donné par le médecin traitant si cela est effrayant ainsi que la compréhension de l’entourage, permettront de passer ce moment difficile - souvent transitoire.

    Dans notre film, un fils de patiente analyse les troubles de sa mère et nous livre sa réaction pertinente et sensible.

    Certains autres troubles du comportement, comme l’agitation ou l’agressivité sont aussi difficiles à supporter. Ces troubles ont souvent une origine somatique comme une douleur. La plus fréquente est celle entrainée par un fécalome (noyau dur dans le rectum) que le patient ne sait pas expliquer. Parlez-en à votre médecin, c’est la meilleure des choses à faire.

  • Comment aménager le domicile ?

    COMMENT AMÉNAGER LE DOMICILE POUR FACILITER LA VIE DE VOTRE PROCHE ?

    Comment organiser le logement et la vie quotidienne d’une personne ayant une maladie d’Alzheimer ou syndromes apparentés.
    La maladie d’Alzheimer entraîne une perte progressive de l’autonomie qu’il faut anticiper. Le rôle d’aidant d’un malade est très lourd.

    L’histoire naturelle de la maladie d’Alzheimer entraîne une perte progressive, mais inéluctable de l’autonomie. Les traitements donnés pour cette maladie et la stimulation au quotidien vont ralentir cette perte d’autonomie, mais ne l’empêcheront pas.

    Cela commence par les activités dites élaborées (tout ce qui est création artistique, écriture scientifique ou littéraire), cela touche assez vite, les activités sociales qui sont abandonnées, puis instrumentales (téléphone, transport, argent, médicaments…) et enfin les activités de base qui permettent à chacun de faire face aux activités permettant d’assurer seul son entretien.

    Il faut savoir aménager le logement pour faire face à la perte d’autonomie, palier aux manques et prévenir des accidents et les chutes et stabiliser le sujet en renforçant ses repères.

    Aménager ne veut pas dire « encadrer » mais améliorer, favoriser les initiatives personnelles du patient pour maintenir le plus longtemps possible son indépendance.
    En règle générale, un logement bien rangé sans bibelots superflus ni désordre, aide un patient qui perd tout.

    Quels conseils appliqués pour aménager le domicile, prévenir les chutes et conserver l’autonomie le plus longtemps possible ?

    L’accessibilité :

    Tout d’abord pour l’accès à son appartement, il est préférable qu’il soit de plain-pied ou accessible par ascenseur. Il faut bien sûr une rampe dans l’escalier, quand il y en a un.

    Comment sécuriser les accès ?

    La porte d’entrée peut être sécurisée par une clef qui peut se bipper, ou un système de code à double niveau à 5 chiffres pour les personnes qui viennent aider et à 7 pour la famille ou en cas d’absence. Ceci afin d’éviter sorties intempestives ou fugues -
    On peut sécuriser les fenêtres susceptibles d’être enjambées par différents systèmes.

    Comment aménager la maison ?

    Alors comment aménager la maison ? On peut aider les familles avec l’application de quelques principes simples :
    - Concevoir l’espace sans interdit
    - Dans un climat de stabilité et de régularité. L’environnement sera vécu comme plus sûr s’il est simple au moins pour la chambre, la salle de bain.

    La prévention des chutes

    La maison doit être sécurisée, les petits tapis superposés et les meubles potentiellement dangereux doivent être évités. Les tapis ont été collés au sol par exemple ici.

    Comment s’éclairer

    L’éclairage doit être adapté et suffisant. La nuit, des systèmes de lampes détectant une présence permettent d’éviter les chutes quand on se lève : lampe à mettre à la ceinture, chemin lumineux.

    Comment aménager la salle de bain?

    Il faut un aménagement adapté de la salle de bain, notamment au niveau des barres d’appuis, un siège adapté dans la douche à l’italienne, une planche pour s’asseoir dans la baignoire.

    Comment aménager les toilettes?

    Dans les toilettes, il est conseillé d’avoir des barres d’appuis, une cuvette colorée pour en faciliter le repérage, et éventuellement un rehausseur.

    Comment aménager la chambre ?

    C’est dans la chambre qu’il y a le plus de chutes.
    Il - faut - un lit à la bonne hauteur, ni trop bas, ni trop haut. L’idéal est un lit adaptable ou lit électrique. Si c’est trop cher, on peut visser des pieds sur le sommier.

    Comment aménager la cuisine ?

    Il faut remplacer dans la cuisine le gaz par l’électricité, l’induction ou la vitrocéramique.

    Pour conclure, il faut composer avec des aménagements qui doivent rester ponctuels, - ne pas changer tout l’environnement de la personne afin qu’elle puisse conserver ainsi les automatismes acquis.

    N’HESITEZ PAS À CONTACTER LES CLICS P0UR PLUS DE CONSEILS

    La vision des couleurs est altérée par l’âge et la maladie d’Alzheimer

    Peu de différences sur l’axe jaune/bleu
    Le cristallin devient + épais et plus jaune : ce qui altère la vision de la profondeur et un changement dans la vision des couleurs (vieillissement normal).
    Les sujets âgés et encore plus les malades d’Alzheimer sont plus susceptibles de discriminer les couleurs hautement saturées dans le spectre des couleurs »chaudes » et les couleurs qui ont un haut degré d’éclat. (ex : jaune).Certains disent que les pastels sont moins faciles à voir, d’autres études ont montré leur rôle apaisant.
    Certaines règles de choix des couleurs sont ainsi dictées par les résultats de ces études. Des couleurs très différenciées selon les pièces peuvent donner un indice aux sujets Alzheimer.
    Cf : Cooper et al. Current research on the use of colors. 1993. The J. Of healthcare design; 6 : 61-67.

    Etudiez des mesures de sécurité nécessaires si la personne malade vit seule ou peut être seule pendant la journée. Il faut:

    - Supprimer le gaz
    - Prévenir les inondations : en installant un arrêt automatique de l’écoulement des robinets, assurez vous que les baignoires et les lavabos sont munis d’un trop-plein.
    - Contrôler le système de sécurité du chauffage (les systèmes automatiques sont préférables).
    - Contrôler l’installation électrique si elle est ancienne. L ‘état des ampoules, le malade plongé dans le noir pourrait s’affoler.
    - Les lumières doivent être étudiées pour qu’il n’y ait pas de zone d’ombre : la nuit il faut laisser des veilleuses entre les toilettes et la chambre. Le sol doit être de couleur clair : attention au noir qui sera considéré par le patient comme un obstacle.
    - Les fenêtres et la porte doivent être sécurisées.

    Une aide à la réorientation est nécessaire pour stabiliser le patient:

    Des visites et des appels réguliers sont à prévoir par les aidants qui assurent la coordination et la supervision de l’organisation de l’aide quotidienne.

    Il faut installer un système de communication avec le patient, par un tableau effaçable, si possible mis à jour quotidiennement avec la date et le programme de la journée, cela est très désangoissant. Une horloge digitale, affichant l’heure et la date peut aussi aider à la réorientation dans le temps aussi longtemps que la lecture est possible. Un cahier de coordination permet à chaque intervenant de savoir ce que les autres ont faits.

    Avant que le langage oral et écrit ne soit perdu, on peut mettre des pictogrammes sur chaque porte, à concevoir dans des couleurs chaudes et saturées,
    La chambre : la nuit peut être déroutante pour le patient, il convient de l’aménager. L’éclairage de chevet doit être facilement accessible. Le chemin pour aller aux toilettes doit être éclairé par des veilleuses. Attention aux descentes de lit qui bougent. Laisser les cannes ou le déambulateur à portée de main.

    Pendant la journée, la chambre est un lieu d’habillage. Cet acte est important. Il ne faut pas hésiter à mettre des logos ou des écriteaux pour expliquer où sont les différents habits. Installez une grande glace qui permet les corrections de l’habillage, tant que le sujet se reconnaît dans la glace.

    Les couloirs : lieux de passages : ils doivent être dégagés et éclairés, on peut rajouter des barres d’appuis à 80 cm du sol, qui servent de guide.

    La cuisine constitue une zone de danger. Si le patient pense qu’il est encore capable de faire la cuisine ou de faire réchauffer. Il est conseillé d’éviter les cuisinières à gaz, ou d’installer des sécurités au niveau des brûleurs. L’idéal si je le patient peut apprendre à s’en servir sont les plaques à induction. (la batterie de cuisine doit souvent alors être changée).

    Organisation des rangements :

    Là aussi il faut se servir de pictogrammes, pour montrer ce que chaque placard contient. Il faut délimiter les rangements, le sucré, le salé, les conserves etc..
    Il faut faire attention où sont rangés les produits toxiques et ne jamais mettre de la Javel dans une bouteille de boisson.

    La sécurité : le problème du verrouillage de la porte extérieure doit être accepté et organisé lorsque le patient « fugue ». Les fugues ne sont pas des fugues, mais des errances : le sujet part à la recherche de quelque chose ou de quelqu’un qu’il ne trouve pas ou ne reconnaît pas. C’est une expérience très traumatisante pour le patient et bien sûr pour sa famille.

    Le relais : pour que l’aidant puisse partir se reposer des structures peuvent prendre en charge le patient de façon temporaire. La liste des hébergements temporaires accueillant des patients déments peut être obtenue par les assistantes sociales.

    La nutrition doit être étroitement surveillée. Les troubles du comportement alimentaire surviennent très tôt. Le poids doit être suivi mensuellement. La réhydratation doit être une préoccupation constante. Le patient doit manger suffisamment de protéines et avoir une alimentation équilibrée. Le mieux est que le patient ne soit pas seul au moment des repas.

    Les adresses :

    Voir + ville de Paris
    L’APA est une aide pour le maintien à domicile des personnes ayant perdu leur autonomie, le BAS des villes peuvent donner les démarches pour l’obtenir. Son montant sera fixé en fonction des revenus du patient et de l’aide à apporter pour faire face à la perte d’autonomie, selon une grille AGGIR.
    Cette grille peut être chargée gratuitement sur le site : www.sante.gouv.fr/htm/publication/aggir/guideaggir.htm

  • Comment communiquer avec votre proche ?

    La communication avec la personne aidée, doit être permanente, Parce que c’est elle qui donne la qualité de vie aux moments passés avec elle. Il faut utiliser les contacts, les regards, la parole pour donner des indications et des consignes en permanence.
    Elle doit s’inscrire dans l’histoire de vie de chacun et est propre à chaque famille.

    « On a très souvent des questions sur - comment communiquer avec une personne qui a une maladie d’Alzheimer ou syndrome apparenté ». En fait quand le malade pose cent fois la même question, il faut lui répondre et quand on en a assez, il faut - trouver une solution pour ne plus répéter. On voit parfois dans les maisons des petits panneaux de consignes accrochés un peu partout.

    La solution du tableau blanc est pratique car comme il est effaçable il peut être mis à jour avec la date complète et les évènements de la journée.

    Pour les personnes qui vivent seules quand il y a un comportement répétitif chronique, vous pouvez par des mots simples mettre des messages courts sur la porte, comme ici, pour éviter que la mère n’aille réveiller sa fille qui habite en face, au milieu de la nuit parce qu’elle est désorientée.

    Signalétique

    Il faut mettre des panneaux sur les portes pour noter la fonction de chaque pièce tout d’abord en lettres puis en dessin ou image.

    Comment lui faciliter l’usage du téléphone ?

    Un téléphone adapté est parfois utile, on peut aussi préenregistrer des numéros de téléphone.

    Lorsque la personne n’a plus les mots, il ne faut pas hésiter à montrer les actions. il ne faut jamais hésiter à toucher les patients comme le font ici ces soignants.

    Il faut quand même continuer à lui parler avec des mots, même quand il n’y a plus aucune réponse. On peut penser qu’au moins l’émotion de l’échange passe.

  • Comment l’occuper au quotidien ?

    Très souvent quand nous demandons aux proches ce que les patients font à domicile, on nous dit « rien », ils ne font rien et sont toute la journée allongé sur leur lit ou assis dans leur fauteuil -. Cette apathie est certainement la cause la plus importante d’un déclin rapide, elle est d’origine neurologique.

    Il est important de stimuler son proche.
    Il faut le stimuler en lui proposant des activités ou en discutant avec lui.
    En se basant sur…tout ce qu’il aimait faire avant.
    On peut l’adresser à un accueil de jour thérapeutique Alzheimer où il peut aller plusieurs fois par semaine. Il se verra - proposer des activités qui lui plaisent - et qui tiennent - compte de ses capacités et de ses goûts.

    Pour bien l’orienter, pensez à sa vie passée ;
    Est-ce qu’il aimait sortir dans les expositions et ne le fait plus? Stimuler le et accompagner le. Est-ce qu’il aimait tricoter ? Faites-le avec elle.

    Si vous vous sentez vraiment démuni parlez-en à votre médecin traitant qui peut vous orienter vers un orthophoniste, une équipe mobile Alzheimer ou des accueils de jour.

  • Quelques conseils complémentaires

    La continence: comment retarder l’incontinence

    La continence: comment retarder l’incontinence, puis l’aider à la gérer. Préférez les changes qui se baissent tant que les sensations sont là.
    Il est important de stimuler votre parent même s’il a des fuites urinaires. Vous ou l’aide à domicile devez accompagner la personne toutes les deux heures aux toilettes. Il faut aussi le munir de protections qui se baissent et se remontent facilement, ce qui permettra de préserver son autonomie et de conserver ses automatismes. Pensez à poser un pictogramme sur la porte des toilettes.

    Comment l’aider à favoriser son sommeil :

    Si votre parent a un trouble du sommeil avec une inversion du rythme nycthéméral, c’est à dire une inversion jour/nuit, n’hésitez pas à en parler à son médecin traitant car il s’agit bien souvent d’une cause iatrogène c’est à dire du aux médicaments qu’il prend soit à une mauvaise heure soit de façon erronée. A ce moment-là, le médecin lui prescrira peut-être un somnifère à demie vie courte (qui ne reste pas longtemps dans le sang).

    Lors du coucher instaurez un rituel, le brossage de dents, se déshabiller, se coucher, boire un verre de lait qui aide à s’endormir.

    Les personnes âgées sont souvent décalées dans leur cycle du sommeil, et s’endorment extrêmement tôt, elles se mettent au lit et vont avoir envie de dormir.

    Les personnes âgées sont souvent décalées dans leur cycle du sommeil, et s’endorment extrêmement tôt, elles se mettent au lit et vont avoir envie de dormir.
    Si on les place vers 17H/18H devant une source lumineuse stimulante elles vont alors repartir. C’est ce qui est utilisé en luminothérapie, dont l’efficacité a été démontrée lors de nombreuses études. Il existe différentes lumières, certaines stimulantes et d’autres apaisantes qui permettent alors de s’endormir plus facilement.

    La chambre : Il est essentiel d’avoir une chambre calme avec un réveil affichant l’heure. Cette chambre doit être à la bonne température (pas trop chaude), les lumières précédant l’endormissement ne doivent pas être trop violentes.

    La personne doit se dépenser physiquement pendant la journée et ne pas rester tout le temps dans son fauteuil.

    Une sieste peut être proposée lorsque c’est l’habitude du sujet.
    Le choix du lit est important, dès que des soins doivent être donnés au lit, un lit médicalisé ou électrique peut être utile. Cela a comme avantage de pouvoir en régler la hauteur et permettre la station semi-assise.

    Comment assurer une meilleure observance des médicaments? Ou au bon respect de la prise des médicaments ?

    L’intérêt pour les aidants d’avoir les médicaments préparés par une infirmière (IDE) au domicile, c’est d’éviter les erreurs lors des prises, les erreurs de préparation et les effets iatrogènes. De plus, l’IDE vue régulièrement est une présence rassurante. L’IDE peut passer tous les 10 jours pour préparer les médicaments ou plus en cas de changement de traitement ou de surveillance particulière (Prise de Tension Artérielle par exemple).

    En général, on préfère avoir deux piluliers sur 15 jours, ce qui permet une intervention infirmière moins fréquente. Chaque pilulier est journalier ce qui permet de retirer une barrette et de l’emmener avec soi en consultation ou à l’accueil de jour.

    Auto-surveillance de la tension artérielle

    Il est utile d’avoir un appareil de prise de TA qui prend aussi la fréquence cardiaque. Il existe des appareils de TA électroniques très facile d’utilisation et dont les résultats peuvent être consignés sur un carnet et être transmis au médecin.

  • Comment rêver ensemble ?

    C’est un court métrage de fiction réalisé par un chanteur (Jean-Michel Taliercio) travaillant dans les accueils de jour thérapeutiques d’Isatis.

    Ce film a été tourné avec des patients volontaires de ces Accueils de jour, ainsi qu’une actrice et un acteur qui ont joué le rôle de leurs enfants.

    Cette fiction est là pour nous rappeler que la fantaisie et l’imagination peuvent encore nous faire vivre, ensemble, des moments privilégiés.

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    transferts

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    nutrition

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    rêver ensemble

Crédits

© ISATIS